Accueil
Exposition "America Perdida" Convertir en PDF Version imprimable Mail

Exposition Photo-Graffiti

« America Perdida »

de Esmeraldas a Chiapas


Quand le graffeur (Oré) et le photographe (Tonio) accordent leurs visions du voyage, du monde, de l'Amérique Latine. Quand le Mexique et le Chiapas s’invitent plus au sud, en Equateur, chez les afro-descendants d'Esmeraldas. Quand les couleurs de peinture coulent sur les noirs et les blancs des photos, quand les masques zapatistes habillent les enfants de la rivière Santiago, quand les images et la poésie militent...

Du 9 février au 29 mars 2008 au Hangar !

Vernissage le Samedi 9 février 2008 (apéro-latino-slam) à 19h.

Le Hangar : 1° étage à gauche en entrant dans la cour, au 15bis rue Dumont d'Urville 14000 Caen (sur la presqu'île, pas loin du Cargö).

Permanences du vendredi au dimanche de 15h à 20h.


Oré a fait plusieurs voyages en terre mexicaine depuis 1996. Les rencontres avec le mouvement zapatiste, l’art précolombien, le monde rural indien, Mexico la mégalopole infernale influencent sa manière de pratiquer le Graffiti.

Des grapheurs de Mexico aux indiens du Chiapas, il passe d’une jungle de béton en continuelle expansion à une jungle verdoyante de plus en plus menacée…
De ses périples, il demeure notamment marqué par la dignité des communautés indiennes zapatistes en lutte, la vitalité des textes du sous commandant Marcos (porte-parole des zapatistes) alliant politique et poésie, mais aussi par le racisme et le mépris de la société mexicaine vis-à-vis des populations indigènes.
 
Entre 2005 et 2006, Tonio a passé un an en Equateur dans la province d’Esmeraldas, frontalière de la Colombie. En accompagnant une représentante d’Unicef dans les communautés rurales il a pu photographier cette région magnifique et pourtant mal famée, rencontrer le peuple des afro descendants, minorité peu visible et oubliée du pays et du continent. C’est à cette occasion qu’il débute en photographie et particulièrement en portrait.
 
PhotoGraffiti, c’est la rencontre de deux expériences, de deux expressions. Le regard du photographe capte l’essence du moment, l’œil du grapheur vient y coloriser un élément, y ajouter une présence.

De leurs expériences latines, Oré et Tonio auront retenus un sens commun du voyage : la capacité à écouter la parole de l’autre, à capter l’atmosphère d’un lieu, l’humeur des gens. Et non pas traverser un pays en consommateur de voyage et transformer les habitants des espaces traversés en éléments de décoration pittoresque. Ils sont revenus tous les deux marqués par des visions de peuples méprisés dans leur propre pays.

America perdida.

« Notre sous-développement n’est pas une étape vers le développement, mais une condition du développement des autres ». Eduardo Galeano.
L’Amérique latine vit aujourd’hui une effervescence politique et sociale remarquable : Chiapas et Oaxaca au Mexique, Venezuela, Bolivie, Equateur, Argentine...
Depuis le déclenchement en 1994 du soulèvement de l’EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale), les communautés indiennes proposent un mode de résistance radicalement novateur. En s’appuyant aussi bien sur la tradition que sur l’utopie, elles parviennent à s’échapper des carcans idéologiques où les révoltés s’enferment si souvent. La parole zapatiste s’est depuis propagée de par le vaste monde pour arriver jusqu’à vous sur la presque île caennaise.
En 2006, suite à d’importants mouvements de grèves, auxquels s’est joint la population, la ville mexicaine d’Oaxaca a connu durant plusieurs mois la première Commune urbaine du XXIème siècle.
Dans d’autres pays, des gouvernements souvent corrompus vendent au rabais le pays aux multinationales occidentales à grands coups de privatisations « modernisatrices ». Mais les peuples obligent parfois les présidents de ces gouvernements à s’enfuir en avion à Washington.
En Argentine, en Bolivie, au Venezuela, les gouvernements méprisants leur propre peuple sont ainsi mis au pas par des mouvements populaires d’ampleur nationale. L’avenir des Démocraties se jouerait-il désormais en Amérique Latine ?
Face à cela, l’apathie règne en Occident. Par orgueil et mépris, l’homme blanc refuse peut-être d’écouter et de comprendre que des solutions à nos problèmes culturels, sociaux et économiques puissent provenir des mondes indiens d’Amérique Latine…
 
De Esmeraldas a Chiapas.
Esmeraldas est une province côtière de l’Equateur peuplée principalement par des Afros. La province est magnifique, naturellement riche. Pourtant c’est l’une des plus pauvre du pays. Abandon des pouvoirs publics, discrimination, racisme...
Chiapas « Tierra rica, Pueblo pobre »
Ce terme « terre riche, peuple pauvre » exprime bien la réalité chiapanèque.
Le Chiapas est un Etat du sud-est mexicain, parmi les plus pauvres de la république malgré d’importantes ressources naturelles (pillées par les élites locales et les multinationales). Au Chiapas, les peuples mayas (Tzeltal, Tzotzil, Chol, Tolojabal sont les plus nombreux) représentent une proportion importante de la population.
Les Afros d’Esmeraldas et les Indiens du Chiapas connaissent une situation similaire au sein de leur société nationale : les descendants des esclaves noirs et les descendants des indiens mayas subissent un même mépris de la part des métis et des blancs.

Plan d'accès :


Agrandir le plan

 
< Précédent   Suivant >

Connexion

LSAA'écosystème






Page générée en 0.201117 secondes | Valid XHTML & CSS | Copyright © 2008 La Sauce Aux Arts
RSS 2.0
ATOM 0.3
Add to Netvibes